Le 16 mai 2003, Casablanca était victime d’attentats et porte le deuil depuis d’une quarantaine de morts. A l’époque, on craignait Al Qaeda et Ben Laden, qui depuis ont été supplanté par Daesh et ses fous sanguinaires. Jusque là, rien de bien nouveau dans le mode opératoire… A l’exception prêt qu’aujourd’hui, les femmes jouent un rôle important dans la propagation d’une doctrine extrémiste. La mort de Hasna Ait Boulahcen dans le raid mené à Seine Saint Denis a ainsi relancé le débat sur la question des femmes jihadistes. Qui sont celles qui rejoignent les rangs de Daesh ? Qu’espèrent-t-elles ? A quoi rêvent-elles ?

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Trois femmes, trois Marocaines, trois parcours différents… et trois traitements médiatiques inégaux. Entre la belle, l’insoumise et l’intello engagée… le Maroc donne à voir toute sa diversité et sa pluralité sans pour autant l’assumer.

Médecin psychiatre, psychanalyste et femmes de lettres, Rita El Khayat analyse dans son ouvrage « la femme artiste dans le monde arabe » le rôle joué par la femme artiste arabe au fil des siècles. Entre traditions et contraintes sociales, politiques et religieuses, elles parviennent à se libérer de leurs entraves pour exprimer leur art et passer le flambeau à de nouvelles générations de femmes artistes qui revendiquent aujourd’hui haut et fort leur puissance créatrice.

Depuis 2004, bien des choses ont changé dans le quotidien des femmes marocaines. Mais entre les villes et les campagnes, le changement ne se concrétise pas de la même manière et les efforts déployés ne sont pas de la même nature. Car dans un Maroc à deux vitesses, oscillant entre urbanisation galopante et enclavement, faire appliquer les lois ne peut se faire sans répondre d’abord aux besoins des populations. Comment la Moudawana a-t-elle tracé son sillon dans le monde rural ? Comment défendre les droits des femmes quand la précarité est leur principal souci ?