Beaucoup plus efficace que les mots, la photographie est pour Yto Barrada le moyen d’exprimer les situations politiques et sociales qui lui tiennent à cœur. Rencontre avec une artiste engagée pour qui Tanger et le détroit de Gibraltar restent une source d’inspiration inépuisable.

Publicités

Le Musée du Quai Branly à Paris a accueilli pendant quelques semaines une
incroyable exposition de costumes de femmes orientales, datant principalement du
XIXème siècle. Hana Chidiac, commissaire de l’exposition, nous parle avec émotion de ces tenues centenaires, des Bédouines qui les brodaient, les portaient et des étranges similitudes qui existent entre ces costumes et les caftans marocains…

Elle est l’une des six femmes incarcérées pendant les années de plomb à la prison de Derb Moulay Cherif pour ses idées réformistes et c’est pour ces mêmes idées qu’elle participe, quarante ans plus tard, aux propositions de réformes soumises à l’Assemblée consultative pour la révision de la constitution. Rencontre avec une passionnée qui continue de marcher le point levé.

Cinq années de prison et de torture ne sont pas parvenues à détruire Fatna El Bouih, alias Rachid, comme se plaisaient à la nommer ses geôliers et tortionnaires. Actrice incontournable de la société civile marocaine, elle n’a eu de cesse de lutter pour dénoncer les injustices, la violence et défendre les Droits de l’Homme. Victime des années de plomb, l’ex-détenue politique nous expose sa perception de ce Maroc en pleine mutation.

C’est dans le cadre d’un mémorable shooting réalisé pour le magazine Femmes du Maroc, que deux personnes qui me sont chères, Najat Aatabou et Abdellah Taia ont campé le rôle d’un couple, réuni malgré ses différences. Tolérance, amour, respect et humour… C’est dans cet état d’esprit que les deux artistes ont joué une jolie comédie et se sont livrés l’un à l’autre dans des écrits inédits. A commencer par cette belle lettre d’amour écrite par Abdellah Taia pour la grande Najat, qu’il adule depuis sa plus tendre enfance.

Pour peu que l’on décide de visiter un orphelinat au Maroc, il faut s’attendre à se heurter à de nombreuses portes fermées. L’univers des établissements d’accueil pour les enfants abandonnés et les orphelins est à ce point impénétrable qu’il en devient mystérieux et intriguant. Un endroit pourtant a accepté de nous ouvrir ses portes, la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa.

Cela fait plus de cinq ans que Fatema El Wafy se bat pour lever les obstacles qui se dressent devant tous ceux qui souhaitent adopter un enfant. Cette vice-présidente et membre fondateur de l’association marocaine des parents adoptifs, Osraty, en a aidé plus d’un à se sortir de ce dédale juridique pour rencontrer enfin le bonheur. Portrait d’une femme d’une rare générosité.