A l’heure où l’extrémisme occupe la une des médias et cristallise nos peurs, où les droits des femmes sont remis en question par certains, où le féminisme semble perdre du terrain face à des débats sociétaux régressifs, les maghrébines se sont réunies autour d’un très beau projet dédié à la mémoire de la grande Fatema Mernissi.

N’allez surtout pas la qualifier de « femme engagée », car pour elle, il n’est question que de se faire plaisir, de s’épanouir et de se construire. « Disons que c’est de l’égoïsme intelligent », résume-t-elle avant de poursuivre : « Si on pense qu’on est engagé, c’est qu’on ne l’est pas. Moi je ne pense pas, je vis ». Rencontre avec une humaniste sensible à la magie et à la beauté du monde

Elle est l’une des six femmes incarcérées pendant les années de plomb à la prison de Derb Moulay Cherif pour ses idées réformistes et c’est pour ces mêmes idées qu’elle participe, quarante ans plus tard, aux propositions de réformes soumises à l’Assemblée consultative pour la révision de la constitution. Rencontre avec une passionnée qui continue de marcher le point levé.

Cinq années de prison et de torture ne sont pas parvenues à détruire Fatna El Bouih, alias Rachid, comme se plaisaient à la nommer ses geôliers et tortionnaires. Actrice incontournable de la société civile marocaine, elle n’a eu de cesse de lutter pour dénoncer les injustices, la violence et défendre les Droits de l’Homme. Victime des années de plomb, l’ex-détenue politique nous expose sa perception de ce Maroc en pleine mutation.

Cela fait plus de cinq ans que Fatema El Wafy se bat pour lever les obstacles qui se dressent devant tous ceux qui souhaitent adopter un enfant. Cette vice-présidente et membre fondateur de l’association marocaine des parents adoptifs, Osraty, en a aidé plus d’un à se sortir de ce dédale juridique pour rencontrer enfin le bonheur. Portrait d’une femme d’une rare générosité.