En Société

Après deux ans de prison, Hind el Achchabi de retour dans la presse marocaine

Hind El Achbabi, la femme d’affaires marocaine, signe son retour au devant de la scène avec une interview accordée au journal français libération. Elle y annonce notamment son retour dans le business.

Le Come back

Voilà une nouvelle qui risque d’en surprendre plus d’un et plus d’une. Alors que nombreux étaient ceux qui pensaient la carrière de la quadragénaire enterrée suite à son passage de deux ans par la case prison pour adultère, HInd El Achbabi vient d’annoncer son retour sur le devant de la scène médiatique.

Au quotidien français venu la rencontrer au Royal Mansour où elle séjournait à Marrakech, en décembre, la femme d’affaires a en effet annoncé le retour dans les kiosques de son précédent magazine féminin, Illy. Toujours à la tête du groupe Dalia Développement, englobant l’aviation d’affaires ainsi que l’immobilier et le luxe, elle a toutefois du se séparer de la boutique Roberto Cavalli dont elle détenait la franchise marocaine.

« Pour prolonger son combat, Hind el Achchabi, qui refuse de s’ériger en «victime», compte relancer en 2019 son magazine féminin Illi («ma fille», en berbère), disparu des radars pendant sa détention, avec une version arabe pour s’adresser aux femmes de toutes les couches sociales. » nous apprend ainsi la publication française qui revient dans son article sur l’affaire sordide qui a mené cette femme en prison.

 

Retour sur une affaire sordide

Condamnée en Août 2016 pour adultère, Hind El Achchabi, mère de trois enfants purgera une peine de deux ans ferme à la prison de Salé.

Très marquée par cette expérience, la propriétaire de la compagnie aérienne marocaine Dalia Air n’aura de cesse dans l’entretien de réitérer sa confiance en la justice de son pays et en ses institutions. Celle-ci considère ainsi que c’est «monsieur Marafi[son ex-mari, ndlr] qui a induit la justice en erreur».

Une affaire complexe qui implique Sadiq Marafi, ambassadeur kowéitien en poste à cette époque à Vienne, marié sous le rite Chiite à Hind El Achchabi de mars 2013 à août 2014, date à laquelle elle demande le divorce.

Une demande qu’elle considère actée contrairement à son époux. En réalité, ni le divorce ni le mariage ne sont officiels. Après leur séparation, elle poursuit son bonhomme de chemin et refait sa vie avec Mohsine Karim-Bennani, hommes d’affaires marocain. Une seconde union qui ne sera pas du goût du premier mari qui décide de porter plainte dans un commissariat marocain.

La justice marocaine ne reconnaîtra pas in fine son divorce et par conséquent son deuxième mariage, et la condamnera à deux ans de prison pour adultère, alors même qu’elle vient d’accoucher de sa fille.

 

Une page se tourne

Aujourd’hui légalement divorcée, la femme d’affaires attend toutefois l’arrêt de la cour de cassation le 30 janvier pour obtenir la reconnaissance de son second mariage. Entre temps, elle se serait remise au travail et tacherait de blanchir sa réputation entachée par cette affaire.

Malmenée par cette loi sur l’adultère, elle s’insurge : « Comment peut-on m’accuser d’adultère alors que je vis avec un homme et que nous avons eu deux enfants. Je n’aurais pas pu me cacher et même si je l’avais voulu, les gens me connaissent au Maroc. »

Regrettant l’usage que certains font de cette loi comme un outil de vengeance, elle conclut « C’est toujours une question d’ego : quand la femme veut partir, l’homme ne l’accepte pas.»

 

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