Reportage : La maison d’enfants Lalla Hasnaa, un havre de paix pour les enfants abandonnés

Pour peu que l’on décide de visiter un orphelinat au Maroc, il faut s’attendre à se heurter à de nombreuses portes fermées. L’univers des établissements d’accueil pour les enfants abandonnés et les orphelins est à ce point impénétrable qu’il en devient mystérieux et intriguant. Un endroit pourtant a accepté de nous ouvrir ses portes, la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa.

Selon les derniers chiffres de l’UNICEF, plus de 43.000 enfants seraient actuellement abandonnés au Maroc. Impossible de donner un chiffre exact car tous ne sont pas placés dans des structures d’accueil et pour beaucoup, leur quotidien est la rue. Sur le berceau de ces enfants, aucune bonne fée ne s’est posée et si parmi eux certains sont orphelins, la grande majorité a été abandonnée. Leurs histoires se ressemblent souvent : issus d’un viol, d’une relation incestueuse ou d’une promesse de mariage non tenue, ils se retrouvent sur un trottoir à peine nés, les yeux encore fermés sur ce monde et cette vie déjà si cruels à leur égard. Un seul établissement dans toute la Wilaya du Grand Casablanca ouvre ses portes aux enfants, de leur naissance à l’âge de 6 ans, la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa.

Les grilles de l’établissement s’ouvrent aux sons de rires et de cris joyeux. Une ribambelle d’enfants s’amuse dans une aire de jeux. Légèrement dissimulée par une haie, elle occupe la moitié d’une vaste cour dont l’allée principale mène à une grande bâtisse blanche dont le style architectural n’est pas sans rappeler les années 50.

C’est au sein de ce bel édifice appartenant au Ministère de la Santé que s’est installé depuis 1956, l’orphelinat dont la gestion sera assurée dès 1989, par l’association Al Ihssane, fondée quant à elle par un groupe de bénévoles.

Sur les murs de la salle d’attente, des photos d’enfants aux larges sourires en train de jouer, parés de beaux habits de fête ou entourés de stars comme Faudel ou Salma Hayek…Egalement placardés aux murs, des notices de sécurité, d’hygiène, des règles à respecter, les menus de la semaine, des données statistiques…Cette profusion d’informations a quelque chose de rassurant. En effet, le charme et la propreté de l’endroit combinés à cette transparence apparente mettent immédiatement le visiteur à l’aise et en confiance.

Dans le hall d’entrée aux couleurs chaudes et gaies, une dizaine de couples attendent. Parmi ces candidats à la « Kafala », Houssine qui a commencé depuis peu les procédures de kafala. « Ma femme et moi ne pouvons pas avoir d’enfants » déclare-t-il pour expliquer sa présence en ce lieu. « Nous aimerions beaucoup pouvoir adopter une fille mais ici, ils n’y a quasiment que des garçons. » poursuit-il. En effet, à la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa comme dans l’ensemble des établissements d’accueil pour enfants abandonnés et orphelins, les filles se font rares. A croire qu’on abandonne plus facilement les garçons que les filles…de l’avis de Fatima, aide maternelle s’occupant des enfants âgés de 3 à 6 ans, « les filles sont sûrement adoptées dans le cadre d’autres circuits et il est possible que leurs mères les confient directement à des familles. »

Si le calme et l’ordre règnent dans l’antichambre de la Maison d’enfants, les échos d’un autre monde parviennent des fenêtres ouvertes du 3ème étage d’où s’échappent des pleurs de bébés. Ce sont les « Malaikas », comme les désigne le nom de l’espace consacré aux nourrissons, âgés de quelques jours à 18 mois, car ici, les enfants sont répartis dans l’immense bâtisse en fonction de leur âge. Pénétrer dans l’espace réservé aux plus petits de ces enfants, c’est découvrir une succession de salles, un dédale de lits, de couffins et près d’une centaine de bébés qui pleurent à l’unisson. Pour s’occuper de ces bébés qui sont parfois amenés, à peine sortis du ventre de leur mère, le cordon ombilical pas encore coupé, deux aides maternelles par salle, chacune de celles-ci regroupant près d’une vingtaine de bébés. « On essaie de trouver du temps pour chacun d’entre eux », explique Zineb, responsable du service et employée à la Maison d’enfants depuis 23 ans. « C’est une question d’organisation. En donnant le biberon à l’un, je parle avec celui qui est couché en face de moi tout en rigolant avec un autre » poursuit-elle. En raison de leur très jeune âge, ce sont ces bébés qui ont le plus de chance d’être adoptés car de manière générale, les candidats à la Kafala souhaitent adopter des nourrissons. « On a envie de pouponner et c’est important de pouvoir lui donner l’éducation qu’on souhaite très tôt », explique Fatima, mère adoptive d’un petit garçon de 4 mois. Pour Naïma qui a choisi d’adopter en raison de sa stérilité, « adopter un nourrisson permet d’assouvir pleinement mon instinct maternel ».

Quant aux enfants plus âgés, leurs chances d’être recueillis par une famille s’amenuisent à mesure qu’ils grandissent et dans la section des juniors, les enfants âgés de 3 à 6 ans, rares sont les parents adoptifs qui passent les portes de cet espace. A l’âge de 6 ans, la plupart devront quitter la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa pour être transférés vers un autre centre. Pour Tafoukt et Fatima, aides maternelles de la section des juniors, « c’est toujours le même déchirement » que de voir leurs petits protégés être placés dans d’autres orphelinats. « Ici, ils sont protégés, suivis, encadrés. On prend soin d’eux, on leur prépare à manger, on les habille, on leur donne autant d’affection que possible. Mais là-bas dans les autres centres, ils sont mélangés à des adolescents et sont livrés à eux-mêmes. Plus personne ne s’occupe d’eux. Ils doivent se débrouiller seuls » explique Fatima. Garder le contact avec ces enfants est essentiel pour les aides maternelles de la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa. Elles s’organisent d’ailleurs de temps en temps pour leur rendre visite « mais quand on les revoit, ils ne sont plus pareils. Leurs regards sont vides de toute expression. » explique Latifa chef du service des poussins, la section pour les 18 mois-3 ans. Pour elle, c’est une fois qu’ils arrivent dans cette autre structure d’accueil qu’ils prennent conscience qu’ils sont abandonnés et véritablement seuls au monde. « Quand ils nous revoient, ils savent que nous ne sommes en fait personne pour eux. Ni leur mère, ni leur tante, ni leur sœur. Le contact est alors rompu. Ils s’enferment dans un monde de solitude » s’afflige Latifa. Afin de ne pas accentuer le traumatisme de ce départ, l’équipe veille à ne pas séparer les enfants en conservant les petits groupes qui se sont formés. S’ils sont privés de familles, « ils s’attachent les uns aux autres et se protègent comme le feraient des frères » s’attendrit Tafoukt. La rupture est donc quelque peu atténuée car les enfants restent groupés après leur transfert.

Toutefois, il arrive parfois que la mère biologique réaparaisse. Si certaines sont parvenues à résoudre les problèmes qui les avaient contraintes à abandonner leurs enfants et reviennent les chercher, d’autres viennent leur rendre visite. Mais « face à cette mère qui l’a abandonné, l’enfant ne parvient plus à exprimer d’émotions à son égard et la considère la plupart du temps comme une étrangère », expliquent les aides maternelles, témoins de ces scènes bouleversantes. Les enfants réagissent différemment en fonction de l’âge auquel ils arrivent à la Maison d’enfants. Pour les bébés de quelques jours voire même de quelques heures qui sont les plus nombreux à être abandonnés, le sentiment d’abandon est moins perceptible que chez les enfants un peu plus âgés. « Quand ils arrivent chez nous, ils cherchent leur mère, la réclament sans arrêt. Mais au bout de quelques jours, quand ils comprennent qu’elle ne reviendra pas, ils s’y résignent et ne posent plus alors aucune question…comme s’ils voulaient oublier à tout prix » explique Latifa. Mais ce silence dans lequel s’enferment alors les enfants n’est pas sans conséquence car certains tombent malades et d’autres passent par des phases de dépression.

Pour Samira Kaouachi, la Directrice de l’établissement, le placement de ses petits pensionnaires dans d’autres orphelinats représente chaque année le même calvaire. En effet, les problèmes de disponibilité de places et d’insuffisance de fonds contraignent régulièrement les orphelinats à fermer leurs portes à de nouveaux arrivants. Une seule solution, faire appel aux autorités pour faire pression sur ces établissements et avoir ainsi la possibilité de loger ces enfants qui n’ont pas eu la chance d’être adoptés.

Mais la Maison d’Enfants Lalla Hasnaâ est, elle aussi, confrontée à ces problèmes financiers. « Travailler dans le social est très difficile » déclare Mme Kaouachi car trouver des fonds pour assumer les très lourdes charges de l’établissement n’est pas sans difficulté. Si les 400.000 dirhams que représentent les salaires mensuels des 131 membres de l’équipe sont de loin les plus difficiles à réunir, il faut également tenir compte des couches, de la nourriture, des médicaments, de la prise en charge médicale, du lait…L’association Al Ihssane parvient à s’en sortir grâce aux dons de particuliers qui représentent 70% de ses subventions. L’Etat quant à lui participe à hauteur de 30% environ… Cette répartition peu équilibrée entre les types de subventions est le lot de l’ensemble des orphelinats au Maroc.

Malgré ces problèmes de trésorerie, la Maison d’enfants Lalla Hasnaa fait pourtant face. Ici, le bien être de l’enfant est au cœur de toutes les préoccupations et cela se ressent dans chaque recoin du bâtiment, dans chaque sourire, dans chaque regard des membres de l’équipe. Salle de développement psychomoteur, aires de jeux, classes de préscolaire, et de l’espace, beaucoup d’espace… de quoi faire pâlir d’envie les crèches et les classes de maternelles casablancaises qui pour bon nombre sont bien loin d’atteindre ce niveau de qualité.

Parmi les priorités de l’établissement, la scolarisation des enfants. Si certains restent au centre où deux classes de préscolaire ont été mises en place pour eux, les autres sont inscrits dans des écoles des environs. Pour ces enfants, aller à l’école est un plaisir, un moment de partage avec d’autres enfants, l’occasion de sortir du cadre de la Maison d’Enfants. « Inutile de les obliger à y aller car chaque matin, ils sont les premiers levés et attendent avec impatience le bus scolaire. » A l’heure du déjeuner, si les autres enfants rentrent chez eux, c’est au centre qu’ils s’en reviennent. Puis, quand la cloche sonne la fin des cours et qu’ils retrouvent la Maison d’Enfants, « ils savent très bien ce qu’ils ont à faire et se rendent d’eux-mêmes dans les classes du centre pour y faire leurs devoirs » explique Fatima, non sans admiration.

Après leur départ raté dans la vie, les enfants abandonnés de la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa semblent y trouver au moins un peu de sérénité et de joie de vivre, du moins pour quelques semaines, quelques mois ou quelques années. Mais la présence de ces enfants en ce lieu, aussi agréable soit-il, est pourtant la preuve d’un profond malaise social. Victimes de l’hypocrisie sociale ambiante, le cas des enfants abandonnés dissimule deux problématiques de taille, jugées trop politiquement et religieusement incorrectes pour être résolues : les relations sexuelles hors mariage et la légalisation de l’avortement.

S’ils se retrouvent sur un trottoir ou abandonnés dans un hôpital, à peine mis au monde, c’est parce qu’une mère célibataire est encore considérée comme une prostituée au Maroc et qu’on ne lui laisse aucune chance de garder son enfant, peu importent les conditions souvent atroces dans lesquelles il aura été conçu. C’est parce que cette femme, en plus d’être rejetée par sa famille, est considérée comme une paria par la société qui la jugera également mère indigne quand elle abandonnera son enfant, par désespoir.

Encadré : les besoins mensuels de la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa

– Couches : 24490 unités

– Lait 1er et 2ème âge + farines : 13640 biberons

– Lait complet : 1860 litres

– Yoghourts : 5580 unités

– Légumes : 1080 kg

– Fruits : 640 Kg

– Produits machine à laver : 217 kg

Pour aider la Maison d’enfants Lalla Hasnaa, adressez vos dons à “Association Al lhssane”

8, Rue Oradour sur Glane – Oasis – Casablanca. 21100
par- chèque ou virement bancaire a l’ordre de
Association Al lhssane
B.C.M. Riviera I Casablanca — compte N°00117 E 000035

Interview de Samira Kaouachi, directrice et psychologue de la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa :

Comment ces enfants parviennent ils jusqu’à votre établissement ?

Le plus souvent ce sont les policiers qui nous les amènent. Les enfants sont généralement trouvés sur un trottoir ou abandonnés dans un hôpital à peine mis au monde. Mais il arrive parfois que la mère qui s’apprête à abandonner son enfant accompagne les policiers jusqu’ici. Il va s’en dire que ce cas de figure est extrêmement traumatisant pour l’enfant. Toutefois, quand cela arrive, nous sommes presque sûrs que cette maman reviendra chercher son enfant et c’est ce qui se passe fréquemment, à notre plus grande joie.

Quel est le profil des enfants qui résident à la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa ?

Sur les 282 pensionnaires que nous comptons à cette date, certains sont orphelins mais beaucoup d’entre eux sont des enfants abandonnés. C’est pourquoi nous ne pouvons pas parler d’orphelinat mais de Maison d’Enfants, nous ne parlons pas non plus d’orphelins mais d’enfants abandonnés, même si ce qualificatif ne me plaît pas beaucoup.

Pourquoi y a-t-il une majorité de garçons ? Les petites filles sont elles moins susceptibles d’être abandonnées ?

Il n’y en a effectivement pas beaucoup dans notre établissement et parmi celles que nous comptons parmi nos pensionnaires, rares sont celles qui sont adoptables. Le plus souvent leurs mères sont connues et sont soit en prison soit en hôpital psychiatrique. Les petites filles sont donc placées ici en attendant le retour de leur mère ou une procédure d’abandon qui tarde en général à venir.

Chose paradoxale, les futurs parents kafilines souhaitent adopter des filles, d’après vous pourquoi ?

En effet, beaucoup pensent à tort que les filles sont plus douces et faciles à élever que les garçons. Mais c’est l’éducation que l’on donne à ces enfants et surtout l’amour qu’on leur porte qui fait la différence. Il faut parler avec eux, être à leur écoute et surtout ne pas juger leurs origines en les qualifiant de « Hram ». Ce sujet délicat ne doit pas être traité comme un tabou.

Concernant la différence entre les filles et les garçons, il est vrai que quand la mère de l’enfant est connue, les filles ne réagissent pas comme les garçons. En général, celles-ci auront tendance à pardonner à leur mère biologique de les avoir abandonnées et lui trouveront toujours des excuses. Les garçons au contraire ne veulent plus en entendre parler et acceptent mal les circonstances dans lesquelles ils ont été abandonnés et les raisons qui ont poussées leur mère à agir ainsi. C’est pour ces raisons que les futurs parents kafilines rechignent à prendre en charge des enfants dont la mère est connue. Ils craignent soit un retour de l’enfant vers sa mère biologique soit une réaction violente de rejet.

Qu’en est il des enfants handicapés ?

Parmi nos 282 pensionnaires, 74 présentent un handicap. Nous les gardons à la Maison d’Enfants Lalla Hasnaa jusqu’à leurs 3 ans avant de les transférer vers notre annexe, le centre El Fida. Là bas, des infrastructures adaptées à leurs besoins et un personnel soignant spécialisé sont mis à leur disposition. L’espoir pour ces enfants d’être un jour recueillis par une famille étant quasi nul, ils peuvent passer leur vie entière au centre.

Quel est le profil des parents qui souhaitent prendre un enfant en kafala ?

Ce sont souvent des couples, de toutes catégories sociales, qui ne peuvent pas avoir d’enfants ou qui en ont déjà mais souhaitent faire une bonne action. Bien entendu, le niveau social des futurs kafilines a son importance même si à notre niveau nous ne faisons pas de distinction. C’est le tribunal qui tranche et décide d’accepter ou pas la kafala. Il faut quand même justifier d’un revenu minimum pour pouvoir prendre en charge un enfant et on ne confiera pas un enfant à des personnes vivant dans un bidonville par exemple.

En général, les gens choisissent l’âge de l’enfant en fonction de leur propre âge. Ainsi, les jeunes couples préfèrent prendre en charge des bébés de quelques mois contrairement aux couples plus âgés qui eux préfèrent s’occuper d’enfants plus autonomes. Ce choix est basé sur une autre idée fausse qui consiste à croire qu’un bébé sera plus facile à élever qu’un enfant de 2 ans. Tous ces enfants ont besoin d’être aimés et d’être sauvés de leur triste sort, peu importe leur âge. Encore une fois, c’est l’amour qu’on leur porte qui fait la différence.

Vous arrive t il de refuser des enfants ?

Non, jamais. Tant bien même nous croulons sous le poids de nos charges et que les places viennent parfois à manquer nous trouvons toujours une solution.

Quelles sont les démarches que vous entreprenez quand un enfant vous est confié ?

Pour qu’un enfant puisse être pris en charge par un couple, il faut tout d’abord que l’on ait un accord médical et administratif. Dès que l’enfant arrive chez nous, il est examiné par notre médecin qui va juger en fonction de son état de santé s’il est apte à être « adopté ». Les enfants dont le poids n’est pas suffisant ne sont pas directement intégrés à la structure. Nous les transférons vers « la goutte de lait » (centre spécialisé en néonatalogie), le temps qu’ils reprennent des forces et atteignent un poids minimum de 2 kg. Ensuite, nous soumettons l’ensemble des enfants à un deuxième examen médical cette fois-ci mené par un médecin externe à notre établissement. En parallèle, des démarches administratives sont entreprises pour obtenir son état civil et son jugement d’abandon car sans ce document, l’enfant ne peut être pris en kafala.

Quelles sont les procédures à suivre pour une kafala ?

A la maison d’Enfants Lalla Hasnaa, nous servons d’intermédiaires entre les futurs kafilines, le juge de tutelle et le procureur du roi.

Quand un couple se présente, il rencontre d’abord notre assistante sociale qui au terme de ce premier entretien se rendra au domicile des parents pour s’assurer des bonnes conditions dans lesquelles l’enfant sera élevé.

Une fois que l’assistante sociale donne son accord de principe, l’enfant est présenté aux parents. En aucun cas nous ne laissons aux parents l’occasion de choisir leur enfant, ce serait traumatisant pour les enfants, surtout pour ceux qui n’auront pas été « choisis ». Le couple se rend chez le médecin avec l’enfant pour obtenir un certificat de bonne santé. Les parents doivent ensuite présenter leur dossier au juge de tutelle avant que ne soit menée une enquête sur le couple par la police judiciaire. Cette procédure contrôlée par le procureur du roi n’est pas appliquée pour les personnes résidant à l’étranger.

Comment faire pour vous aider ?

Ce sont les dons de particuliers qui nous permettent de faire face à nos charges. Toute aide financière est donc la bienvenue. Nous recevons également des vêtements ou des denrées alimentaires pour les enfants.

Quel message souhaitez vous faire passer aujourd’hui ?

C’est en promouvant la kafala, en la faisant connaître au plus grand nombre que nous pourrons offrir un meilleur avenir à ces enfants. Il ne faut pas que la crainte des procédures et des lenteurs administratives freine les gens. Le plus souvent, la kafala s’obtient rapidement et si un retard se fait sentir, c’est en général pour le bien de l’enfant car nous ne pouvons le confier à une personne avant d’avoir la certitude qu’il est définitivement abandonné par ses parents biologiques et avant d’être sûrs qu’il sera bien traité dans sa nouvelle famille.

Aidez nous à sauver ces enfants qui ne demandent qu’à être aimés.ob_a32d0f_orphelins-afp-app-000-2001022617666-68

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